La Franc Maçonnerie est une sociĂ©tĂ© initiatique apparue au XVIIIe siècle, ayant pour but le perfectionnement moral et spirituel de ses membres et pour mĂ©thode la pratique de rituels et l’usage des symboles. En Franc-Maçonnerie, le Temple de Salomon est considĂ©rĂ© comme le parfait modèle de la construction de soi. Hiram, bronzier et architecte du Temple, est le personnage mythique le plus important dans la Franc-Maçonnerie. Lire des ouvrages sur symboles maconniques La Franc-Maçonnerie prĂ©tend avoir pour origine les confrĂ©ries de maçons constructeurs de cathĂ©drales. Les maçons opĂ©ratifs (c’est-Ă -dire produisant une Ĺ“uvre physique) auraient initiĂ© dans leurs loges des gentilshommes fĂ©rus d’ésotĂ©risme qui, petit Ă  petit, auraient pris la direction de ces loges qui seraient avec le temps devenues purement spĂ©culatives (la construction devenant allĂ©gorique). Cependant, Ă  la lumière de nombreuses recherches historiques, les origines rĂ©elles de la Franc-Maçonnerie semblent tout autre. S’il est avĂ©rĂ© que les Maçons Ă©cossais accueillaient en effet dans leurs loges des individus Ă©trangers au mĂ©tier, la Franc-Maçonnerie serait nĂ©e en Angleterre et aurait eu comme but premier l’entraide, avant d’accueillir des individus plus instruits qui en feront une vĂ©ritable sociĂ©tĂ© initiatique. Jean ThĂ©ophile Desaguliers (1683-1744) semble ĂŞtre un des acteurs majeurs de cette transformation. Elève de Newton, membre de la Royal Society, celui-ci donnera Ă  la Franc-Maçonnerie ses lettres de noblesse en initiant des aristocrates et dotera la Franc-Maçonnerie d’un règlement et d’une « histoire noble » en commandant au pasteur Anderson ses cĂ©lèbres constitutions, rĂ©fĂ©rence fondatrice de la Franc-Maçonnerie traditionnelle. Tout au long du XVIIIe siècle, la Franc-Maçonnerie va connaĂ®tre un grand succès et se rĂ©pandre dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. FondĂ©e en 1717, la Grande Loge de Londres est considĂ©rĂ©e comme la « loge mère » de toutes les loges du monde. En 1751, elle entrera en conflit avec une autre Grande loge d’origine irlandaise (principalement pur des raisons ethniques) affirmant pratiquer une Franc-Maçonnerie plus ancienne et plus authentique. Les Francs-Maçons de cette grande loge se donneront le qualificatif d’antients, la Grande Loge de Londres recevra le qualificatif moqueur de moderns. Les diffĂ©rences entres les deux Grandes Loges s’illustreront entre autre par des diffĂ©rences ritueliques, encore visible aujourd’hui au sein des diffĂ©rents rites. A titre d’exemple : le Rite Français Traditionnel, au niveau des loges symboliques (c’est-Ă -dire des trois premiers degrĂ©s) relève surtout des moderns, alors que le Rite Ecossais Ancien et AcceptĂ© relève plutĂ´t des antients. Le conflit entre les deux se conclura en 1813 par la crĂ©ation de la Grande Loge Unie d’Angleterre. La Grande Loge Unie d’Angleterre a posĂ© les landmarks de la Franc Maçonnerie, c’est-Ă -dire les principes fondants l’essence mĂŞme d’une pratique maçonnique authentique traditionnelle et donc rĂ©gulière. La Grande Loge d’Angleterre, entant que mère de la Franc-Maçonnerie, est seule Ă  mĂŞme de reconnaĂ®tre une autre Grande Loge comme rĂ©gulière. Un pays ne peut avoir qu’une unique Grande loge rĂ©gulière. La Franc-Maçonnerie française possède une histoire particulière. Le Grand Orient de France ayant en 1877 enlevĂ© de ses constitutions l’obligation de ses membres Ă  croire en Dieu, elle s’est mise en marge de la Franc-Maçonnerie traditionnelle en abrogeant ce landmark fondateur. La Grande Loge Unie d’Angleterre lui enleva donc sa qualitĂ© de Franc-Maçonnerie rĂ©gulière et ne la reconnaĂ®t plus depuis. Ajoutons qu’en plus d’abroger l’obligation de croire en Dieu pour entrer en Franc-Maçonnerie, le Grand Orient aborde en loge des questions politiques et religieuses, ce qui est prohibĂ© en Franc-Maçonnerie rĂ©gulière. Le Grand Orient de France pratique une Franc Maçonnerie dite libĂ©rale, tout comme les obĂ©diences mixtes (composĂ©es d’hommes et de femmes, comme, par exemple Le Droit Humain) ou strictement fĂ©minine (comme la Grande Loge FĂ©minine de France). 1913 verra la fondation de la future Grande Loge Nationale Française qui sera reconnu comme rĂ©gulière par la Grande Loge Unie d’Angleterre puisque respectant les landmarks de la Franc-Maçonnerie rĂ©gulière.

La Franc-Maçonnerie est une association ne professant aucun dogmes et ayant comme but le perfectionnant moral et spirituel de ses membres. Ces derniers se rĂ©unissent dans des ateliers appelĂ©s loges, afin de pratiquer un rituel les unissant ainsi dans une pratique commune. Si ces rituels sont très semblables quant Ă  leur essence et le but visĂ©, ils se distingues par leurs influences et leur nombres de degrĂ©s. Par exemple, le Rite Ecossais Ancien et AcceptĂ© possède 33 degrĂ©, 8 degrĂ© composent le Rite Français Traditionnel. MalgrĂ© ces diffĂ©rences, les rituels maçonniques sont toutes d’expressions judĂ©o-chrĂ©tienne et plus particulièrement vĂ©tĂ©rotestamentaire (c’est-Ă -dire ayant trait Ă  l’Ancien Testament). L’entrĂ©e en Franc-Maçonnerie nĂ©cessite une initiation. Chaque rituel est composĂ© de degrĂ© dits symboliques oĂą sont confĂ©rĂ©s trois grades : Apprenti, Compagnon et MaĂ®tre et de degrĂ©s dits Hautes Grades venant perfectionner le parcours initiatique du MaĂ®tre Maçon. Ces grades sont apparus en un second temps de l’histoire de la Franc-Maçonnerie, apparemment Ă  partir de 1740. Il existe de nombreux rituels maçonniques dans le monde, les plus pratiquĂ©s en Franc-Maçonnerie sont : le Rite Ecossais Ancien et AcceptĂ© (marquĂ© par l’hermĂ©tisme, particulièrement l’alchimie), le Rite Français (hĂ©ritier des pratiques moderns), le Rite Ecossais RectifiĂ© (imprĂ©gnĂ© de la doctrine de Martines de Pasqually et fortement chevaleresque), le Rite Emulation (hĂ©ritier des antients, purement oral), le Rite d’York (le caractère vĂ©tĂ©rotestamentaire est très marquĂ©s), le Rite Standard d’Ecosse (purement Ă©cossais, proche des pratiques opĂ©ratives), le Rite de Memphis-MisraĂŻm (d’inspiration Ă©gyptienne), le Rite de la Stricte Observance Templière (chevaleresque, surtout influencĂ© par l’Ordre du Temple).

Contrairement Ă  ce que beaucoup pense, la Franc-Maçonnerie n’est pas une sociĂ©tĂ© secrète. Chacun peut trouver ces rituels en librairie, chaque obĂ©dience existe officiellement en tant qu’association et possède pour la plupart un site Internet. Le secret est de l’ordre d’un vĂ©cu, d’une expĂ©rience, incommunicable par essence. En Franc-maçonnerie, chaque initiĂ© est libre de rĂ©vĂ©ler sa qualitĂ© de Franc-Maçon. Cependant, il n’a pas Ă  rĂ©vĂ©ler l’appartenance d’un autre initiĂ© Ă  la Franc-Maçonnerie. La Franc-Maçonnerie a très tĂ´t fait les frais d’accusations mensongères : culte satanique, complot judĂ©o-maçonnique, etc. La Franc-Maçonnerie est aussi accusĂ©e d’être un simple repaire d’affairistes. S’il est vrai que des initiĂ©s profitent des rĂ©seaux maçonniques pour construire des liens d’affaires Ă©trangers Ă  toute dĂ©marche spirituelle, ceux-ci, une fois repĂ©rĂ©s sont expulsĂ©s de leurs obĂ©diences respectives. De plus, beaucoup de ces affairistes, déçus de ne rencontrer que des hommes suivants une voie initiatique en Franc-Maçonnerie, partent d’eux-mĂŞmes au bout d’un certain temps.