Les vampires ont alimenté nombre de légendes depuis la nuit des temps. Il semble que le premier vrai roman traitant du sujet fut Le vampire du Dr John William Polidori, même si c'est Bram Stoker au XIXème siècle qui immortalisa le mythe avec son célèbre Dracula.
Pourtant, les premières traces de croyances remontent aux assyriens et aux babyloniens. Dans l'Egypte ancienne également, on pensait que les morts pouvaient revenir dans le monde des vivants pour se nourrir de leur sang, symbole de vie. Pour s'en prémunir, on les enterrait avec des denrées propres à les satisfaire si toutefois la faim menaçait de les pousser hors de leur tombeau.
En ce qui concerne l'origine de cette croyance, la tuberculose présente des caractéristiques qui peuvent apporter une parcelle d'explication car on s'est aperçu, en exhumant des cadavres de personnes y ayant succombé, que les corps restaient longtemps intacts avant de se décomposer. On peut évoquer une autre maladie ayant pu enflammer les esprits : la porphyrie, interdisant à ceux qui en souffrent de s'exposer directement à la lumière du jour, sous peine de voir leur état se dégrader.
La chauve-souris, petit animal pourtant bien inoffensif, est associée à cette légende car vivant la nuit, pourvue de dents pointues. Même si quelques espèces sont notamment hematophages (se nourrissant de sang), les légendes ont la vie dure, car elle se nourrissent toutes d'insectes et s'en prennent rarement ? l'être humain.
De plus, on pensait que le vampirisme se transmettait de la créature maléfique à ses victimes, faisant d'elles des vampires à leur tour après les avoir mordues. C'est pourquoi on devait briser la chaîne de crainte d'être envahi. En Roumanie, on a retrouvé des tombes dans lesquelles des pieux acérés avaient été plantés, destinés à « tuer » le défunt s'il voulait en sortir.
Certains bois étaient réputés efficaces pour ces pratiques, variant d'une contrée à l'autre : frêne, chêne, aubépine? Le rempart le plus connu étant l'ail, dont on avait toujours quelques gousses dans les maisons, ou en collier autour du cou. On peut expliquer le pouvoir de ce condiment pour éloigner les vampires, par ses vertus communes contre les épidémies, et peut-être aussi par la forte odeur qu'il dégage permettant de masquer, ou de vaincre celle de la mort.
L'imaginaire populaire véhiculé à travers les âges, fut exploité en littérature comme on l'a vu plus haut, et plus tard par le cinéma à travers des ?uvres inoubliables, construisant ce mythe qui perdure aujourd'hui.
Une autre catégorie de vampires, bien vivante celle-là , a émaillé les pages de l'histoire au fil du temps. On se souvient de la comtesse Bathory prenant ses bains dans du sang de vierges pour préserver la beauté et la jeunesse de sa peau. D'autres moins connus se sont aussi illustrés en tant que meurtriers en série, buvant le sang de leurs victimes, élixir de l'éternelle jeunesse?
De nos jours, certains originaux ne présentant pas de danger particulier, se disent héritiers de cette tradition, vivant la nuit, se couchant le jour dans des cercueils, affichant un teint blafard, des ongles et des cheveux longs, avec un code vestimentaire étudié.
